Regarder sous la ligne de flottaison
Ce que l’on voit ouvre la première page de l’histoire
L’image parle d’elle-même : 10 à 20 % de l’iceberg seulement émergent à la surface. Le reste demeure immergé… tout en influençant profondément ce qui est visible.
En coaching, la partie émergée correspond à ce que la personne nous donne d’abord à voir et à entendre : les faits qu’elle raconte, ses comportements, ses décisions, ses hésitations, les tensions qu’elle rencontre, les situations qu’elle aimerait faire évoluer.
C’est souvent là que commence le travail.
Pour notre coaché, la demande semble assez claire : développer sa visibilité professionnelle. Et cette demande, il l’interprète comme une invitation à prendre davantage la parole, se mettre en avant, créer du lien…
En surface, le sujet pourrait presque se traduire en un plan d’action : quelques nouveaux comportements à expérimenter, une posture à faire évoluer, une communication à développer.
Le modèle de l’Iceberg nous invite à aller un peu plus loin. À nous demander ce qui, sous cette demande, donne du sens à la manière dont la personne agit aujourd’hui.
Et la plongée commence…
La ligne de flottaison : une manière de tenir l’équilibre
Quand nos comportements racontent une stratégie d’adaptation
Entre ce qui se voit et ce qui se joue plus profondément se trouve une zone particulièrement intéressante : celle de nos stratégies d’adaptation.
Face à une situation, chacun trouve sa manière de composer avec ce qu’il vit : se faire discret, contrôler, s’adapter, se surinvestir… Autant de façons de préserver un équilibre et de continuer à avancer.
Notre coaché, lui, choisit la discrétion. Il parle peu, se tient à distance des jeux d’influence et préfère que la qualité de son travail parle pour lui.
Vu de la surface, ce comportement pourrait être lu comme une résistance à l’attente de son manager. Sous l’angle de l’Iceberg, il devient une invitation à la curiosité.
- Qu’est-ce que cette façon d’agir cherche à préserver ?
- À quoi répond-elle ?
- Qu’est-ce qui est important pour lui derrière cette posture ?
Autrement dit, que trouve-t-on quelques mètres plus bas ?