Explorer ce qui se cache derrière les comportements visibles pour favoriser des prises de conscience et des choix plus alignés.

14/04/2026

Le modèle de l’Iceberg en coaching : faire émerger l’invisible pour accompagner des choix plus justes

Happy Time du 14 avril 2026

 

 

En coaching, une demande en apparence très claire peut parfois ouvrir sur un tout autre paysage.

« Je dois apprendre à me rendre plus visible »

« J’ai besoin de mieux gérer mon stress »

« Je voudrais réussir à prendre davantage ma place »

 

Ces mots racontent ce que la personne perçoit, à cet instant, de sa difficulté et de ce qu’elle aimerait faire évoluer. Ils constituent une porte d’entrée précieuse. Et derrière eux se dessinent souvent d’autres dimensions : des émotions, des perceptions, des croyances, des attentes, des besoins, des valeurs…

À l’image d’un iceberg, une partie seulement de ce qui se joue apparaît à la surface.

Le modèle de l’Iceberg nous invite justement à explorer ce qui se trouve sous la ligne de flottaison, pour mieux comprendre la logique intérieure qui donne sens aux comportements visibles. C’est cette plongée sous la ligne de flottaison qui permet d’accompagner la personne vers des choix plus conscients, plus alignés.

Lors de notre Happy&Time d’avril 2026, Marie-Blanche Pennington nous a proposé de plonger dans ce modèle issu des travaux de Virginia Satir, psychologue américaine et pionnière de la thérapie familiale systémique.

Et pour suivre cette exploration, nous retrouverons au fil de l’article un coaché confronté à une situation très concrète : son manager lui demande de se rendre plus visible. Une demande en apparence simple, qui semble pourtant toucher quelque chose de bien plus profond chez cette personne qui se dit introvertie, pragmatique et très attachée à l’authenticité.

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Regarder sous la ligne de flottaison

Ce que l’on voit ouvre la première page de l’histoire

 

L’image parle d’elle-même : 10 à 20 % de l’iceberg seulement émergent à la surface. Le reste demeure immergé… tout en influençant profondément ce qui est visible.

En coaching, la partie émergée correspond à ce que la personne nous donne d’abord à voir et à entendre : les faits qu’elle raconte, ses comportements, ses décisions, ses hésitations, les tensions qu’elle rencontre, les situations qu’elle aimerait faire évoluer.

C’est souvent là que commence le travail.

Pour notre coaché, la demande semble assez claire : développer sa visibilité professionnelle. Et cette demande, il l’interprète comme une invitation à prendre davantage la parole, se mettre en avant, créer du lien…

En surface, le sujet pourrait presque se traduire en un plan d’action : quelques nouveaux comportements à expérimenter, une posture à faire évoluer, une communication à développer.

Le modèle de l’Iceberg nous invite à aller un peu plus loin. À nous demander ce qui, sous cette demande, donne du sens à la manière dont la personne agit aujourd’hui.

Et la plongée commence…

 

La ligne de flottaison : une manière de tenir l’équilibre

Quand nos comportements racontent une stratégie d’adaptation

 

Entre ce qui se voit et ce qui se joue plus profondément se trouve une zone particulièrement intéressante : celle de nos stratégies d’adaptation.

Face à une situation, chacun trouve sa manière de composer avec ce qu’il vit : se faire discret, contrôler, s’adapter, se surinvestir… Autant de façons de préserver un équilibre et de continuer à avancer.

Notre coaché, lui, choisit la discrétion. Il parle peu, se tient à distance des jeux d’influence et préfère que la qualité de son travail parle pour lui.

 

Vu de la surface, ce comportement pourrait être lu comme une résistance à l’attente de son manager. Sous l’angle de l’Iceberg, il devient une invitation à la curiosité.

  • Qu’est-ce que cette façon d’agir cherche à préserver ?
  • À quoi répond-elle ?
  • Qu’est-ce qui est important pour lui derrière cette posture ?

 

Autrement dit, que trouve-t-on quelques mètres plus bas ?

Descendre sous la surface

Quand la difficulté prend un autre relief

 

Au fil de l’exploration, le paysage intérieur de notre coaché se précise. Il évoque des émotions de frustration, d’agacement… Puis apparaissent les représentations qui donnent sens à sa résistance : pour lui, “gagner en visibilité”, c’est “faire de la politique” ; “se mettre en avant”, c’est “se vendre”. Et une attente forte émerge : la qualité de son travail devrait suffire à lui apporter de la reconnaissance.

 

La demande initiale change alors progressivement de relief.

Derrière la question de la visibilité apparaît une tension beaucoup plus intime : comment réussir professionnellement tout en restant fidèle à soi ?

En poursuivant encore un peu la descente, nous voyons émerger ses valeurs : authenticité, crédibilité, utilité, respect, cohérence… puis une aspiration profonde : trouver une manière d’exister professionnellement qui lui ressemble.

Sous la surface, la question de la prise de parole a changé de nature.

Et c’est précisément ce déplacement qui rend l’Iceberg si intéressant en coaching : ce qui ressemblait à un comportement à modifier devient peu à peu une occasion de mieux comprendre ce qui guide la personne de l’intérieur.

 

Changer de regard pour élargir les possibles

Quand les profondeurs ouvrent de nouveaux chemins

 

À partir de là, le travail peut prendre une autre direction.

Pour notre coaché, se rendre visible peut devenir rendre visible sa valeur.

Se mettre en avant peut se transformer en contribuer.

Prendre la parole peut signifier partager quelque chose d’utile.

Les mots changent, et avec eux la perception de la situation.

La question devient alors :

« Comment puis-je être utile tout en restant fidèle à qui je suis ? »

Ce recadrage ouvre un espace différent. Il permet de chercher une manière d’agir cohérente avec les valeurs de la personne, plutôt que de tenter d’adopter un comportement vécu comme étranger à elle-même.

Le mouvement devient alors plus personnel, plus incarné… et probablement plus durable.

 

 

Descendre sous la surface, couche après couche…

Une invitation à ralentir notre écoute

 

L’Iceberg est finalement autant un modèle qu’une manière d’écouter.

Il invite le coach à ralentir, à suivre les mots employés par la personne, à repérer une émotion, une expression qui revient, une image, une hésitation, un élément qui semble particulièrement chargé de sens.

 

L’écoute active, la reformulation, les métaphores, les questions ouvertes ou circulaires deviennent autant de chemins pour poursuivre l’exploration.

 

Quelques questions peuvent alors accompagner la descente : Qu’est-ce qui est important pour vous derrière cette difficulté ? ; Qu’est-ce que cette situation vient toucher chez vous ? ; Que cherchez- vous cherchez à préserver ici ?

À chaque réponse, une nouvelle couche peut se dévoiler.

 

L’enjeu pour le coach est alors de rester attentif à ce qui se dévoile et de suivre le rythme de la personne, avec en filigrane une vigilance simple : où se situe réellement le travail ?

De la prise de conscience à l’action

Quand le mouvement devient plus juste

 

Explorer les profondeurs de l’Iceberg prend tout son sens lorsque cette exploration redonne à la personne une capacité de choix.

 

En identifiant ce qui compte réellement pour elle, elle retrouve une boussole.

En comprenant ses besoins, elle affine ce qui soutient son engagement.

En mettant en lumière ses croyances et ses perceptions, elle peut regarder sa situation autrement.

Et en reliant ses actions à ses valeurs et à ses aspirations, elle peut construire un mouvement qui lui ressemble davantage.

Le plan d’action prend alors une autre couleur.

 

Pour notre coaché, l’enjeu reste de gagner en visibilité. Cette visibilité peut désormais s’inventer à sa façon : partager son expertise, contribuer sur les sujets qui lui tiennent à cœur, rendre plus lisible sa valeur ajoutée, créer des relations professionnelles qui ont du sens pour lui.

 

La demande de départ reste la même.

La manière d’y répondre, elle, s’est profondément transformée.

 

C’est peut-être ce que nous rappelle joliment le modèle de l’Iceberg : derrière ce qui se voit se trouve tout un paysage intérieur qui mérite parfois d’être exploré.

 

Et si, face à une demande qui semble très claire, nous prenions simplement le temps de nous demander : qu’est-ce qui, sous la ligne de flottaison, donne sens à ce que nous voyons ?

 

Participants par ordre alphabétique

A COMPLETER

Sandrine BARATON, Nathalie CORTI, Caroline DOGNIN, Béatrice LEOPOLD, Nadine LESEUR, Cyril MONTEIRO, Marie-Blanche PENNINGTON

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TémoignagesUne note de 5/5 sur 98 avis

Floriane L
Marie-Blanche, quelle belle rencontre inspirante ! Merci pour la confiance que vous m'avez redonnée, la bienveillance et la patience dont vous avez fait preuve tout au long de ce processus guidé d'introspection personnelle, qui donne naissance à un projet professionnel sur mesure et adapté. Je vous recommande les yeux fermés.
Lucile Hurault
Je recommande Marie-Blanche les yeux fermés ! Nos échanges ont largement dépassé toutes mes attentes et m’ont apporté bien plus que ce que j’aurais pu imaginer. À chaque séance, elle a fait preuve d’une grande clarté et d’une profonde bienveillance ce qui m'a permis de transformer des sensations floues en une vision précise de mes besoins et de mes attentes professionnelles. Ce bilan m’a permis d'identifier mes forces, de définir clairement la direction que je souhaite prendre, et surtout, de comprendre pourquoi cette voie me correspond. Je sais désormais reconnaitre ce qui ne me conviendrait pas, ainsi que les éléments qui me manquent actuellement. Si vous ressentez le besoin de changement mais que vous ne savez pas lequel ni pourquoi, n’hésitez pas : Marie-Blanche saura vous aider ! Merci Marie-Blanche :)
YVANNE INVERNIZZI
J’ai eu la chance de suivre une formation avec Marie Blanche Pennington et je recommande vivement sa formation. Au-delà de la transmission de connaissances, c’est une véritable intelligence émotionnelle qu’elle partage, avec justesse, humanité et exigence. Elle incarne pleinement son métier : authentique, engagée, profondément tournée vers l’autre. Grâce à elle, j’ai non seulement appris, mais j’ai aussi clarifié ma propre posture d’accompagnante. Elle m’a permis de confirmer que je suis à ma place dans l’accompagnement des personnes en transition professionnelle — et je lui en suis infiniment reconnaissante.

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