7. « Je suis saturé »
Quand la question est simplement trop grande
« Que voulez-vous vraiment dans votre vie ? »
Belle question d’ouverture… et parfois, question trop grande pour être saisie d’un seul bloc.
Un soupir, un regard qui se perd, trop d’informations qui arrivent en même temps : le « Je ne sais pas » signifie alors peut-être simplement « Je ne sais pas par où commencer. »
L’invitation pour le coach est alors de réduire la focale : découper, fractionner, rendre la question accessible.
Parmi tout ce qui vient d’être dit, par quoi voulez-vous commencer ?
Qu’est-ce que vous savez déjà, même un tout petit peu ?
Parfois, une question plus petite ouvre un espace beaucoup plus grand.
Créer les conditions de l’émergence
Écouter avant de chercher à faire avancer
Avec trois mots identiques, ces sept « Je ne sais pas » recouvrent autant de réalités différentes.
Chacun vient interroger notre posture de coach :
notre envie d’aider peut nous faire intervenir vite,
notre curiosité multiplier les questions,
notre expérience nous entraîner vers une interprétation,
notre frustration nous faire croire que la personne résiste,
notre souci d’efficacité nous pousser à accélérer.
Et chacun appelle un ajustement différent.
L’un appelle du temps. Un autre du silence. Un autre encore de la sécurité. Certains invitent à accueillir une protection ou une ambivalence. D’autres à revenir au vécu ou à rendre la question plus accessible.
Le rôle du coach se joue dans cette capacité à rester suffisamment présent et attentif pour entendre ce qui se dit derrière les mots et créer les conditions pour que la réponse puisse émerger, au bon moment.
Alors, lorsqu’un prochain « Je ne sais pas » viendra se poser dans une séance, peut-être pourrons-nous simplement nous demander : quel « Je ne sais pas » suis-je en train d’entendre… et de quoi mon client a-t-il besoin pour poursuivre son chemin ?